fer à repasser
ma vie de maman

Confinement : Comment gagner du temps au quotidien

 

Le confinement vécu actuellement à cause du coronavirus Covid-19 ne rime pas vraiment pour les mamans avec « avalanche de temps » . Pour beaucoup d’entre nous, les rôles se superposent. Nous devons devenir télétravailleuses en plus d’institutrice et copine de jeux pour nos enfants, et ceci de leur réveil à leur endormissement. Afin de garder de l’énergie et gagner du temps, vous pouvez décider ne plus du tout faire certaines choses du quotidien.

Je vous mets ici toutes les tâches que j’ai éliminées du mien. Peut-être cela vous inspirera ?

 

Repasser le linge 

S’il y en a une qui va rester pliée pendant tout le confinement, c’est bien la table à repasser. Je ne suis déjà pas habituellement une maniaque du repassage, alors là, je peux vous dire qu’elle va rester sagement à sa place et prendre la poussière.

Pour toutes les mamans, surtout celles de famille nombreuse, faites de même, mettez-la au chômage partiel cette bonne vieille table ! Vous allez vraiment gagner du temps pendant tout ce confinement.

Se maquiller 

Je me maquille habituellement très peu, donc le fait de ne plus du tout me maquiller ne m’apporte pas beaucoup de temps libre en plus. Mais j’imagine que pour certaines mamans confinées qui restent à la maison pendant le confinement, vous pouvez gagner facilement 15 à 30 minutes de votre précieux temps en zappant cette partie. Profitez de ces semaines de confinement pour faire respirer votre peau qui peut être cachée sous une barrière de fond de teint et autres fards à joue au quotidien. Cela lui fera le plus grand bien. En revanche, pas d’impasse sur la crème hydratante 😉

Se laver et se sécher les cheveux 

Il y a 6 ans, lorsque j’étais en recherche d’emploi, j’avais commencé un no-poo. Mais un entretien de recrutement avait brusquement mis fin à ma tentative. Mais qu’est ce qu’un no-poo ?

Disons que c’est une période où vous ne vous lavez plus du tout les cheveux pendant au moins un mois pour les détoxifier de tous les produits nocifs présents dans les shampoings, puis utilisez par la suite des produits naturels pour les relaver pour arriver finalement au point où ils n’ont plus besoin d’être lavés. Pour celles qui désirent plus d’explications, je vous conseille ce blog.

Depuis lors, je n’ai pas pu me permettre de négliger à nouveau ma chevelure pendant 1 mois, raisons sociales oblige. Mais dès que le confinement a commencé, je me suis dis que j’allais pouvoir gagner du temps concernant mes cheveux ! Je me doutais bien que ça n’allais pas durer que 15 jours donc mon idée de no-poo est revenue à la surface et j’ai décidé de le réaliser.

Afin que mon no-poo soit plus facile à réaliser sur la durée, je me suis coupée une dizaine de cm de cheveux en suivant un tuto sur YouTube pour se les couper seule. Exit les pointes fourchues. Puis le papa de ma fille me les a ensuite égalisés. D’ailleurs, on a bien ri quand il m’a dit « tu les veux tous à la même longueur ? », ce à quoi j’ai répondu un peu stressée par les éventuels escaliers qu’il pourrait me faire « tu n’as jamais coupé de cheveux de ta vie et tu me proposes un dégradé ! ? » . Enfin, une demi heure plus tard, la coupe était plutôt bien faite et je ne regrettais pas d’avoir coupé mes 2 couettes quelques minutes plus tôt avec mes ciseaux de cuisine !

Pour moi qui me lave les cheveux tous les 2 jours, réaliser ce no-poo est un gain de temps énorme au quotidien entre le lavage et le séchage. Mais j’avoue ne pas l’avoir seulement fait pour le gain de temps, mais aussi pour la détox de mon cuir chevelu. Et lorsque je sors une fois par semaine pour faire des courses, je les brosse bien, les attache et mets un bandeau pour cacher les racines grasses, comme ça on ne me prend pas pour une crado 😉

Réévaluer temporairement ses ambitions personnelles et relativiser

Avant le confinement, pendant les heures d’école de ma fille, je suivais une formation online que je mettais en pratique et j’écrivais les articles sur ce blog. Je m’étais fait un planning hebdomadaire pour garder une bonne cadence et avait comme objectif d’avoir de commercialiser un produit qui plairait à ma future communauté avant l’été. Je vous avoue qu’avec le confinement et le fait que mon enfant soit 24h/24 avec moi pendant que son père télétravaille remet fortement ceci en question. Même s’il m’aide beaucoup lorsque sa journée est finie et pendant la pause repas, il est impossible de me concentrer plus d’une demi heure sur une tâche professionnelle sans que ma fille ne vienne me voir. J’ai bien aussi essayé de me lever plus tôt mais comme elle a un sixième sens, elle me rejoint dans le quart d’heure et ne veut plus se recoucher.

J’imagine que c’est la même chose pour beaucoup de mamans qui ont un projet personnel qui les motive. J’ai alors pesé le pour et le contre et malgré le fait que ce projet me tienne vraiment à cœur, j’ai décidé de relativiser sur mon planning pendant tout le temps du confinement. Si je n’avais pas pris cette décision, j’aurai du cravacher comme une malade le soir après le coucher de ma fille vers 22H, pour me coucher très tard et prendre le risque d’être fatiguée le lendemain et donc d’être beaucoup moins patiente avec elle. Je crois vraiment au dicton « on ne peut pas être au four et au moulin », c’est pourquoi j’ai choisi mes priorités. Pendant ce confinement, en mettant mon projet personnel temporairement de côté, j’ai pris la décision de gagner du temps de qualité pour nos relations familiales et de gagner en sérénité mentale en n’ayant plus dans un coin de ma tête ce planning que je n’aurai pas pu suivre et qui m’aurait totalement angoissée.  Si j’avais voulu faire les deux, je n’aurai fait aucun des deux vraiment bien et mon travail, ma forme physique et mentale et surtout ma fille en auraient pâtis. Donc j’écris peu et ma formation attend sagement dans mon ordinateur.

Cette décision n’a pas été facile à prendre car il est vrai que je ressens comme un vide en moi, que mon épanouissement personnel et professionnel est actuellement en suspens mais le fait de savoir pourquoi je le fais me fait relativiser. La vie est faites de hauts et de bas, j’essaie d’être patiente et je profite du temps avec ma fille.

Lâcher du lest avec son enfant

Ma fille est actuellement en petite section de maternelle et nous recevons chaque jour de classe des travaux à réaliser.

En théorie, je suis vraiment convaincue que l’enfant apprend mieux lorsqu’il est attiré par une activité, c’est la raison pour laquelle nous l’avons son papa et moi inscrite dans une école dont les classes sont multi-niveaux et où ils pratiquent des ateliers autonomes. Je n’avais pas du tout envie qu’on la force à faire quelque chose qu’elle ne se sentait pas de faire.

Pendant le confinement, nous mamans endossons aussi souvent le nouveau rôle de maîtresse de classe. Et ce nouveau rôle n’est pas censé nous faire gagner du temps, loin de là!  Avec la réception des « devoirs » de ma fille, je me suis rendue compte que c’est parfois dur de coller à nos aspirations profondes. La première semaine, j’ ai présenté les activités à ma fille et lui ai demandé de faire comme moi. Je me suis étonnée à sentir comme une pression du résultat et cette pression je l’ai sûrement transmise à ma fille. Et ce qui devait arriver arriva, elle se décourageait et n’avait pas envie de reproduire les apprentissages. J’ai depuis pris conscience de cela et je lâche du lest avec les fiches de devoirs reçus. Si elle a envie, elle les fait, sinon, je lui repropose à un autre moment ou plus du tout quand je sens qu’elle n’aime vraiment pas ou que c’est encore trop dur pour elle.

J’en ai parlé à sa maîtresse et elle comprend ma démarche. Je lui propose aussi d’autres choses comme des puzzles, des jeux d’imitation, des jeux de société de son âge car elle apprend aussi beaucoup via cela. Je me sers notamment de ces jeux pour compter. Et on lit beaucoup de livres pour enrichir le vocabulaire, comme je sais qu’elle apprécie la lecture désormais, je ne m’en prive pas !

J’espère que mon expérience des apprentissages à la maison aidera d’autres mamans qui se sentent désemparées devant l’ampleur de la tâche. J’essaie désormais de garder en tête le plaisir ressenti par ma fille pour que la notion soit assimilée, quitte à modifier la fiche de devoir et laisser à la maîtresse l’apprentissage des autres notions. N’oublions pas qu’il manque à la maison la dynamique de groupe d’une classe et que l’affect est différent avec une maman ou une maîtresse.

Peut-être pourriez-vous aussi en parler aux professeurs de vos enfants ? N’hésitez pas à décrire ce que vous faites, comment vous modifiez les devoirs pour aboutir à l’apprentissage désiré. J’espère pour vous qu’ils seront aussi compréhensifs que celle de ma fille.

 

Et vous ? Quelles habitudes ou comportements avez-vous décidé de modifier pour gagner du temps et de la sérénité pendant ce confinement ? Cela m’intéresse vraiment.

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4 commentaires

  • Valentine

    Parfaitement d’accord : lâcher du lest, arrêter de vouloir blinder l’emploi du temps et faire des temps de repos et des temps de partage une priorité parmi toutes les autres tâches 🙂

  • Nicolas

    Bon je ne suis pas une maman mais je dois avouer avoir souri à la lecture du passage “Réévaluer temporairement ses ambitions personnelles et relativiser”… J’ai tellement pensé à des mères autour de moi qui se mettent une pression de fou pour continuer leur vie d’avant avec ce “petit” changement que représente l’arrivée d’un enfant 🙂

  • Oum Khadidja

    Pendant la période d’école, les enfants n’ont pas le temps de faire leur lits, et en ce moment, c’est eux qui le font tous les jours et ils m’aident au quotidien dans les tâches ménagère! Le matin, cependant, je les réveille un peu plus tard que l’heure d’école car j’ai toujours trouvé que c’était trop tôt pour eux.

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