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éducation consciente

Théorie de l’attachement: un incontournable

La théorie de l’attachement est un sujet de la parentalité consciente que tout parent mériterait de connaître. Je dirai même que si les parents ne devaient connaître qu’une seule chose sur le développement de l’enfant, ce serait celle-là.

En effet, le besoin d’attachement de l’enfant est PRIMORDIAL, et ce dès sa naissance. Ne pas en avoir conscience peut aboutir au fait que tu construises des à-priori sur le comportement de ton enfant (en pensant qu’il est capricieux, manipulateur) et que tu répondes de manière inadaptée à ses besoins de contact et de relation. Et cela peut vraiment avoir des conséquences pour sa vie d’enfant mais aussi sa future vie d’adulte.

Afin que ton enfant puisse construire de bonnes bases d’attachement avec toi, je me suis dit qu’il était important que j’écrive un article sur le sujet. Du fondateur de la théorie de l’attachement aux préconisations à envisager pour renforcer le lien entre l’enfant et ses parents, je balaie ici le sujet en long, en large et en travers 😉

 

John Bowlby, le fondateur de la théorie de l’attachement

John Bowlby, un psychiatre anglais, est le fondateur de la théorie de l’attachement. A travers ses études, il a mis en évidence le besoin fondamental du nouveau-né et de l’enfant de créer un lien d’attachement avec au moins une personne de confiance, que l’on nomme figure d’attachement. Pour que l’attachement soit solide et sécurisant, la figure d’attachement doit répondre aux besoins de l’enfant de manière rapide, chaleureuse, constante et prévisible. Sans cela, le développement social et émotionnel de l’enfant risque fort d’être compromis. Un problème donc pour l’enfant, mais aussi pour l’adulte qu’il deviendra.

Pourquoi ce cher John a-t-il élaboré la théorie de l’attachement ? Peut-être car il a souffert lui-même d’un manque de lien solide enfant ? Né au début du 20ème siècle, il a subi de plein fouet les croyances de l’époque à l’encontre des enfants. Élevé par une nourrice, il ne voyait sa mère qu’une heure par jour car on pensait autrefois que les parents ne devaient pas donner trop d’attention et d’affection à leurs enfants, cela étant soit disant mauvais pour eux.

D’ailleurs cette nourrice qui l’a élevé pendant 4 ans représentait pour lui sa figure d’attachement principale et cela a été un vrai déchirement pour John lorsqu’elle est partie. On peut dire que c’était comme s’il perdait sa maman, étant donné qu’elle s’occupait de lui comme une mère l’aurait fait.

 

Qu’est ce qu’une figure d’attachement ?

Pour bien se développer socialement et émotionnellement, un enfant a besoin de s’attacher à au moins un adulte référent et ce dès sa naissance.

Dans la théorie de l’attachement, la figure d’attachement principale est bien souvent la mère mais ce n’est pas obligatoirement le cas. Cela peut être le père ou un autre adulte référent dans le cas où l’enfant est orphelin ou gardé très tôt par une tierce personne (le cas de Bowlby par ex).

L’important est que cette personne réponde de manière rapide, chaleureuse, constante et prévisible à chacun de ses besoins.

Répondre rapidement aux besoins de ton bébé est vraiment important. Quand il ressent du stress ou de l’inconfort, un bébé a vraiment besoin de quelqu’un pour contribuer à modifier cet état désagréable dans lequel il se trouve. Répondre dans les première secondes aux besoins de ton bébé évitera un emballement de ses pleurs qui seront d’autant plus difficiles à calmer s’ils ont duré longtemps.

Par « attitude chaleureuse », on entend que la figure d’attachement principale accepte l’ensemble du panel des émotions du bébé . Qu’il soit joyeux, triste, stressé ou encore en colère, la figure d’attachement accepte le bébé tel qu’il est et le réconforte sincèrement lorsqu’il en exprime le besoin.

La constance de la réponse de la figure d’attachement est aussi un critère fondamental de la construction du lien solide d’attachement de l’enfant. Le lien sera d’autant plus solide si l’enfant reçoit de sa figure d’attachement les mêmes réponses bienveillantes et réconfortantes à chacune de ses demandes.

La prévisibilité de la réponse permet de sécuriser d’avantage encore l’enfant. La répétition des gestes et des attitudes de soutien de la part de sa figure d’attachement vont renforcer la certitude chez l’enfant qu’il recevra le même type de réponse chaleureuse à chacun des besoins qu’il exprimera.

 

Comment se manifeste l’attachement d’un enfant ?

D’après la théorie de l’attachement, un bébé ou un enfant exprime son attachement de la manière suivante :

Par des pleurs 

Les pleurs sont un des moyens de communication le plus couramment utilisé par les bébés. En pleurant, ton bébé t’informe que quelque chose ne va pas. Alors, ce n’est pas nécessairement quelque chose de grave, mais il y a forcement quelque chose.

Cela peut être un besoin physiologique qui doit être comblé : il a faim, sommeil, a fait ou a envie de faire ses besoins, a un petit rot ou un petit pet qui n’arrive pas à sortir, a trop chaud ou trop froid par exemple.

J’ai souvent lu ou entendu des mamans dire à propos de leur nouveau né, « il a mangé, il est propre, je ne comprends pas ce qu’il a » . Or, tout comme nous les adultes, les besoins des bébés ne se limitent pas aux besoins physiologiques. Un bébé peut avoir besoin de beaucoup d’autres choses et c’est alors souvent des besoins psychologiques qui demandent à être satisfaits. Il a peut être peur d’une situation précise : être laissé seul dans sa chambre le soir, se retrouver seul dans un parc en bois par exemple. Il a peut-être tout simplement besoin d’être dans tes bras ou te téter ton sein pour s’apaiser. Les exemples sont nombreux et illimités.

En s’agrippant 

Plus il est jeune, plus le bébé a besoin de sa figure d’attachement et il va tout faire pour que tu restes auprès de lui. L’agrippement est un réflexe que le bébé a dès sa naissance. Tend-lui tes doigts et tu verra bien ce qui se passe. J’ai lu quelque part que l’agrippement du nourrisson est parfois tellement fort qu’on peut le soulever à la force de nos doigts (j’imagine que cette expérience a été faite en maternité par un professionnel, à ne pas tenter chez toi).

Il est donc tout à fait normal que le bébé désire s’agripper à sa figure d’attachement car elle représente pour lui la sécurité et la stabilité. L’avoir physiquement à ses côtés le rassure. Tu comprends mieux maintenant la raison d’être des différentes solutions de portage (écharpe et autres porte-bébés physiologiques).

Par la succion

Je l’ai déjà évoqué dans l’article sur les indispensables du nouveau-né et la théorie de l’attachement me conforte dans ce fait. La succion est un réel besoin pour le bébé, pas une envie, un réel besoin.

Un bébé tétera souvent le sein de sa mère, que ce soit pour se nourrir ou tout simplement pour être au contact de sa peau et pour s’apaiser. Un bébé nourri au biberon aura besoin d’une tétine (pour remplacer le téton qu’il ne tète pas). Refuser la tétine à un bébé lorsqu’il la réclame, parce que les adultes ont décidé qu’il n’en avait pas besoin là maintenant ou qu’il ne l’aurait que pour dormir, constitue une entrave à ses besoins.

Par les sourires et le maintien du regard

Ton bébé a besoin de contact corporel, c’est indéniable, mais il a aussi besoin de contact visuel et de sourires réciproques. Il va même te sourire pour que tu lui souris en retour, preuve que tu le considères bien en tant qu’individu à ce moment précis.

Je t’invite à regarder cette vidéo très intéressante sur une expérience qui a été faite avec une maman et un bébé. On demande à la maman (ici la figure d’attachement principale de l’enfant) de ne plus répondre aux sollicitations de son bébé. Regarde bien ce qui se passe, c’est très intéressant.

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Je ne sais pas toi, mais moi j’avais la gorge nouée en la visionnant, je ne sais pas comment la maman a pu résister aussi longtemps.

En suivant sa figure d’attachement

Dès qu’il sait se déplacer, tu verra que même si tu as la chance d’habiter une grande maison, ton tout petit sera bien souvent dans un périmètre très proche. Et cela durera longtemps, crois-moi!

Encore aujourd’hui, ma fille de 4 ans adore être proche de nous. Elle sait jouer seule, mais si elle n’a pas vu ni moi ni son papa pendant 5 mn, elle appelle l’un de nous pour s’assurer qu’on est toujours là pour elle. C’est aussi pour cette raison que les enfants, d’autant plus s’ils sont seuls, préfèreront jouer au salon où tu te trouves plutôt que dans leur chambre. Alors imagine un bébé !

 

Les différents types d’attachement du bébé

Pour que ton bébé aie toutes les chances de bien se développer socialement et émotionnellement dans le futur, il est important qu’il construise un solide lien d’attachement avec toi. Dans la théorie de l’attachement, un lien solide est appelé « attachement sécure ».

Pour que cet attachement sécure se produise, la réponse aux différents besoins exprimés de ton enfant devra être rapide, chaleureuse, constante et prévisible. Si tu sais faire cela, ton bébé a toutes les chances de construire un solide lien d’attachement avec toi et de se développer comme il faut socialement et émotionnellement.

Sache néanmoins que faciliter l’attachement sécure de son enfant n’est pas facile pour tout le monde. Tu peux rencontrer des difficultés à créer ce lien, notamment à cause de difficultés que tu vis actuellement (couple, grossesse, accouchement, difficultés sociales…), ou plus simplement à cause de ton propre vécu que tu as eu avec tes parents.

On reproduit souvent inconsciemment ce qu’on a vécu car notre cerveau a enregistré cela comme « la norme ». Même si tu sais que cela n’est pas l’idéal pour ton bébé, tu devra peut-être fournir des efforts ou demander du soutien pour ne pas reproduire ce que tu as vécu enfant et que tu rejettes aujourd’hui.

Les 3 derniers types d’attachement du tableau ci-dessous sont ce qu’on appelle des attachements non-sécurisants.

Pour t’aider à reconnaître les 4 différents types d’attachement, j’insère ici un tableau très bien expliqué que j’ai trouvé sur Wikipédia. Ici l’expression « donneur de soin » se substitue au terme « figure d’attachement ».

Schème
d’attachement

Enfant

Donneur de soin

Sécure

Utilise le donneur de soin comme base de sécurité pour l’exploration. Proteste en cas de départ du donneur de soin, recherche sa proximité, est rassuré par son retour, et retourne alors explorer. Peut être rassuré par un étranger, mais montre une préférence nette pour le donneur de soin

Répond de façon appropriée, rapide et cohérente aux besoins.

Évitant

Peu d’échange affectif durant le jeu. Peu ou pas de signe de détresse en cas de séparation, peu ou pas de réaction visible lors du retour, s’il est pris dans les bras ignore ou se détourne sans faire d’effort pour maintenir le contact. Traite les étrangers de la même façon que le donneur de soin

Peu ou pas de réponse à l’enfant stressé. Décourage les pleurs et encourage l’indépendance.

Ambivalent/Résistant

Incapable d’utiliser le donneur de soin comme base de sécurité, recherche la proximité avant que la séparation ne survienne. Stressé par la séparation mais de façon ambivalente, en colère, montre de la répugnance à manifester des signes de sympathie pour le donneur de soin et retourne jouer. Préoccupé par la disponibilité du donneur de soin, cherche le contact mais résiste avec colère lorsqu’il survient. Pas facilement apaisé par un étranger.

Incohérence entre des réponses appropriées et d’autres négligentes.

Désorganisé

Stéréotypes en réponse, tels que se figer ou faire certains mouvements. Absence d’une stratégie d’attachement cohérente, montrée par des comportements contradictoires et désorientés tels qu’approcher le dos en avant.

Figé ou comportement figeant, intrusif, se tient en retrait, négativité, confusion des rôles, erreurs de communication affective, maltraitance.

 

Les problèmes émotionnels et sociaux dus à un attachement non sécure

Ils sont multiples et peuvent surgir au niveau du vécu interne de l’enfant (ses émotions principalement) mais aussi au niveau de ses relations avec les autres.

Au niveau du bien-être interne de l’enfant, ne pas construire un lien d’attachement sécure peut aboutir à de nombreux problèmes. En voici certains :

Moindre exploration de l’environnement 

Pour que le bébé (puis l’enfant) puisse explorer librement son environnement, il doit être sûr de pouvoir retourner facilement vers sa figure d’attachement en cas de « danger » et d’être accueilli favorablement par elle. Par conséquent, ne croit pas les mauvaises langues qui t’intiment de laisser ton enfant pleurer seul ou encore de ne pas le prendre dans tes bras, c’est juste contre-productif, car en faisant cela, ton bébé n’emmagasine pas la sécurité intérieure nécessaire pour se détacher sereinement de toi de lui-même.

Difficultés d’apprentissage 

Un enfant insécure utilise une grande partie de son énergie pour combler ses besoins de sécurité. Il est donc moins concentré pour s’immerger dans ses activités d’éveil à la maison ou à la crèche. Il risquera aussi d’être moins concentré plus tard dans ses apprentissages à l’école.

Manque de confiance en soi

Un enfant qui n’a pas bénéficié d’une attention bienveillante et de réponses adéquates à ses besoins aura plus de probabilité de manquer de confiance en lui. En effet, c’est à travers le regard de sa figure d’attachement qu’un enfant se construit. Si les réponses à ses besoins ne sont pas adaptées, il risque fort de penser qu’il n’en vaut pas la peine et qu’il ne mérite pas d’être aimé pour lui-même, tel qu’il est.

Moindre maîtrise de ses émotions 

Un bébé pour lequel on n’a pas répondu à l’ensemble de ses besoins de manière rapide, chaleureuse, constante et prévisible a, à maintes reprises, ressenti de fortes doses de stress qui n’ont pas été apaisées. Il sera plus facilement angoissé, en colère que la normale, et aura moins de chances de devenir un adulte serein et apaisé.

 

Si on évalue maintenant le coté social, on remarque que les relations avec autrui des enfants ayant construit un lien d’attachement insécure peuvent aussi être compromises. En voici quelques exemples :

Manque d’empathie envers autrui

Comment un enfant, puis un adulte , peut être empathique avec autrui si on l’a élevé «  à la dure » en ne répondant que partiellement à ses besoins? Nier ou minimiser les besoins de l’enfant contribue à ce qu’il fasse de même avec les autres personnes de son entourage dans le futur.

Recherche perpétuelle d’un “sauveur”

Sa sécurité intérieure ayant des bases trop fragiles, l’enfant puis l’adulte pourra avoir tendance à rechercher à tout prix un « sauveur » à l’extérieur de sa cellule familiale proche. Il pourra en demander trop aux autres et donc risquer de se faire rejeter, les autres le trouvant peut-être trop « collant ». A l’inverse, s’il tombe sur une personne malintentionnée, celle-ci pourrait facilement le manipuler et l’utiliser à ses propres fins ( relations amicales ou amoureuses toxiques, emprise d’une secte…)

Insertion difficile dans la société 

On retrouve davantage de problèmes sociaux chez les adultes ayant construit un lien d’attachement insécure que chez les autres ayant expérimenté un lien d’attachement sécure : violence, délinquance, consommation d’alcool et de drogues.

 

Un élément indispensable au centre de la théorie de l’attachement

A travers ces exemples, je voudrais simplement te montrer qu’il y a un élément essentiel à la construction d’un lien solide d’attachement entre ton enfant et toi. Cet ingrédient essentiel, c’est l’amour inconditionnel.

En revanche, il ne suffit pas le dire mais bien de le prouver ! Tout le monde dit qu’il aime son enfant et qu’il l’aimera toujours quoiqu’il arrive mais combien d’entre nous le pensons réellement et le prouvons véritablement à notre enfant ?

Des mots, des comportements, des gestes parfois peuvent ébranler cet amour inconditionnel et faire ressentir à l’enfant qu’il n’est pas digne d’être aimé lorsqu’il dit ceci, ou lorsqu’il fait cela. Un manque de temps passé pleinement avec ton enfant peut aussi entraver la construction de ce lien solide. Tout cela peut fragiliser le lien d’attachement et faire des dégâts chez l’enfant et l’adulte qu’il deviendra. En avoir conscience est donc essentiel pour favoriser un bon développement physique et psychique de ton enfant.

Et si cela t’arrive, tu peux demander sincèrement pardon à ton enfant et lui demander comment tu peux réparer la situation. Ces 2 actions conjointes permettent de contribuer à réparer de nombreuses relations abimées.

 

J’espère de tout cœur que cet article t’aura éclairé sur le bien fondé de la théorie de l’attachement. Ces informations te permettront sûrement de réunir les conditions nécessaires pour permettre à ton enfant de construire un lien d’attachement sécure avec toi. Il en va de son bien-être intérieur et de la qualité de ses relations avec les autres, en tant qu’enfant puis futur adulte.

N’hésite pas a me dire ce que tu penses de cet article en commentaire !

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62 commentaires

  • poirey

    Merci pour cet article très intéressant, j’ai moi-même vécu un attachement insécure et c’est tout à fait juste que cela crée des difficultés relationnelles à l’âge adulte. Avec mes enfants, j’ai eu la chance de lire un livre d’Isabelle Filliozat qui m’a permis de donner le plus possible cet attachement sécure. Cela a été un combat mais je ne regrette pas tout ce que j’ai donné, même si c’est parfois usant! Courage aux parents de jeunes enfants, ce n’est pas facile, mais cela vaut vraiment la peine!

      • Patricia

        J’ai encore appris beaucoup de choses avec cet article et je suis surtout d’accord sur ce que tu dis à la fin. Il faut prouver à nos enfants que nous les aimons. C’est ce que je m’efforce de faire avec mes 2 petits et ils me le rendent bien. J’espère que ton article inspirera de nombreux parents. Merci encore 👍

  • Katja et Thierry

    C’est vrai qu’on sous-estime les conséquences de petits incidents dans les premières années.
    On entend encore trop souvent des commentaires du style : “laissez-le pleurer il doit faire ses poumons”.
    Ou d’autre eresies.
    Merci pour cet article

  • Cora

    C’est incroyable comme c’est vrai !
    En entretien, je parlais avec la mère d’une petite de 1 an, elle jouait avec les jeux que je lui avais donné.
    Sa mère s’est absenté, la petite ne s’en était même pas rendue compte.
    La petite avait l’air absente.
    Parfois, j’aimerai bien donner une petite claque à la mère pour qu’elle se rende compte 😉

  • Nicolas

    Incroyable cette théorie !! Elle semble si évidente et pourtant l’expérience en vidéo vaut toutes les démonstrations du monde… Je trouve qu’elle illustre très bien finalement toutes les explications que tu fais et qui m’ont bcp appris ! Merci beaucoup !

    • Nicolas

      D’ailleurs les animaux aussi ont ce genre de comportements… La théorie d’attachement ne s’applique pas qu’à l’homme donc ? Ou peut-être plus marquée chez notre espèce ?

      • Jaaem

        C’est surtout que les animaux n’ont pas subis les “déviances” que nous les Hommes avons subi. Le petit d’Homme a réellement Besoin de contacts, de liens et de nombreux mouvements éducatifs ( dont la pédagogie noire citée par Alice Miller) ont contribué à affaiblir voire éteindre nos instincts naturels pourtant sains à la base. Combien de bébés pleurent encore tout seuls dans leur chambre car ” il faudrait” qu’ils s’endorment seuls par exemple ? Ce n’est pas ça la nature de l’Homme.

        • Nicolas

          Je comprends mieux pourquoi j’ai toujours entendu dire qu’il fallait laisser pleurer les bébés et ne pas se précipiter à leur “souhait”. Merci pour la réponse en tous cas

      • Kerstin

        Quel article détaillé ! Merci pour ces infos. Un incontournable à connaître certes, mais si difficile à bien comprendre. Quels impacts sur notre vie d’adulte aujourd’hui? Comment peut-on comprendre nos réactions à travers notre propre enfance…

  • Shirley

    Merci beaucoup pour cet article très riche et bien complet sur cet théorie de l’attachement. J’avais eu la chance d’étudier en profondeur cette thématique durant mes études et j’ai apprécié lire ces lignes qui me font me souvenir de l’importance de créer un lien secur avec nos enfants.

  • sophie le guen

    Top ton article, c’est impressionnant le comportement du bébé dans la vidéo. Est-ce que tu connais la série Babies sur Netflix ? Elle est top et présente d’autres vidéos sur le comportement de l’enfant un peu comme celle-ci 🙂

  • Arnaud

    Merci pour cet article vulgarisé qui permet de comprendre de façon simplifié cette théorie complexe qu’est la théorie de l’attachement, mais sans commettre l’erreur de la rendre simpliste.

  • Gael

    Merci pour cet article très fouillé et tres intéressant qui va au delà des poncifs sur l’attachement et permet de comprendre la théorie développée par John Bowlby.
    En tant que papa, j’aime beaucoup le rappel concernant la figure d’attachement, qui peut être la maman et/ou le papa. Bien que cette théorie ne soit pas récente, elle est toujours particulièrement d’actualité et pertinente lorsque l’on aborde la répartition des rôles, la charge mentale etc dans le couple parental 🙂
    J’aime egalement la notion d’amour inconditionnel, qui ne signifie pas que l’on doit être parfait, mais que l’on sait montrer et démontrer notre amour à notre enfant malgré /avec nos imperfections 🙂
    Bonne journée !

  • Caroline

    Très bien décrite cette théorie ! Et quelle importance a t-elle d’être mise en application ! A diffuser largement ! néanmoins, à prendre en compte pour parents et futurs parents, pour les déculpabiliser, l’enfant a son propre vécu interne et ça, ça lui appartient.

  • Charlotte

    très parlant et à partager à nos parents également pour comprendre le fossé qui se creuse entre l’éducation reçue de nos parents et celles que nous donnons à leurs petits enfants… 🙂

  • NADIA

    Merci pour ce rappel qu’on peut oublier au quotidien. Je comprends mieux la posture de ma petite princesse. Par moment ça peut être une vraie gymnastique de répondre à tous les besoins étant maman solo. Mais je suis ravie d’entendre à quel point mon entourage la trouve épanouie. Je ne manquerai pas de lire les autres articles.

    • Jaaem

      Merci pour ton commentaire et courage à toi car être maman solo est réellement dur parfois. Surtout entoure toi bien que ce soit au niveau de ta famille ou via des structures d’aide. Comme dit dans l’article il n’y aucune honte à demander de l’aide 😉

  • Emilie Marie Berge

    Ca explique tellement de chose! Je lis un livre en ce moment sur la theorie de l’attachement chez l’adulte. Il est tres interessant d’en comprendre l’origine. Merci!

  • Nadia

    Waouw, j’ai trouvé ton article super intéressant et super complet. C’est fou à quel point nos petits bouts sont des éponges et à quel point notre comportement peut avoir de l’influence sur eux!

  • Alice

    Merci pour cet article très important à mes yeux!
    Tellement nécessaire dans cette vie où tout va vite et les gens sont absorbés par leur téléphone aussi, plus qu’à leurs enfants 🙁 !
    De mon côté, mon fils se trouve toujours pas loin de moi, les nuits dans mes rêves. Il se réveille toujours quelques minutes après moi, même à 7 ans !

  • Vincent de L'épopée Ludique

    Merci pour cet article. Il explique à merveille les écuiels à éviter pour développer efficacement l’intelligence émotionnelle de nos enfants.

  • Vero

    Super article. J’ai beaucoup apprécié la clarté de tes explications.
    Pour toutes ces raisons, mais sans vraiment les connaître dans le détail à l’époque, j’ai opté pour ne pas laisser mes enfants pleurer lorsqu’ils étaient bébés. ça me brisait toujours le coeur d’aller chez des amis qui laissaient leurs bébés pleurer pour s’endormir en étant persuadés que c’était bon pour les petits. Je ne me sentais pas capable de le faire à l’heure du dodo chez nous. Alors, j’ai toujours fait comme je le sentais. J’ai allaité à la demande jusqu’à près de 24 mois et aussi pour endormir mes enfants dans leurs premiers mois. On me disait “ils vont te prendre pour un doudou, une tétine” et cette peur des autres m’amusait parce que ce n’était vraiment pas une inquiétude dans ma vision du monde.
    Je pensais plutôt à quand mes enfants allaient être ado et qu’ils voudraient moins montrer leur attachement avec leurs parents. Du coup, on n’a jamais refusé le cododo quand ils avaient besoin d’être rassurés (même maintenant lorsqu’ils font des cauchemars). Mon entourage me faisait parfois la remarque, en rigolant, que mes enfants n’allaient pas réussir à être indépendants.
    Pourtant, depuis l’âge de 3 ans, on doit surveiller mon petit garçon qui veut partir “en voyage” seul. A 6 et 10 ans, ils ne veulent plus qu’on les accompagne à leurs activités. Ils veulent faire les courseseux-même. Ils ont leurs moments “collants”, mais vraiment prêts à explorer le monde et je suis super rassurée de voir cette confiance en eux.
    Enfin, tout ça pour dire que l’attachement sécure de nos enfants se construit beaucoup en écoutant leurs besoins, mais aussi en faisant confiance à notre coeur de maman.

    • Jaaem

      Tu as tout dit, c’est vraiment important de se reconnecter à ses instincts primitifs de maman car ils sont toujours de bon conseils. La maman du temps de la préhistoire aurait-elle laissé son petit en pleurs au fond de la caverne? Certes il n’y a plus de bête féroce dans nos maisons mais le cerveau du tout petit est resté le même que celui du bébé Cro-Magnon, donc pour lui, quand il ne nous voit pas, ne nous sens pas à ses cotés, il est en détresse de la même manière.

  • eric

    Trés bel article que j’ai vraiùent apprécié à lire. Aujourd’hui avec nos grands enfants qui nous quittent … nous devons faire un travail de désattachement de leur présence autour de nous … plus facile pour moi que pour leur maman … mais cela fait partie des cycles de la vie n’est-ce-pas ?

  • Gaëlle

    Très bon article, bien travaillé et qui explique pas mal de comportement des enfants en général, voire des adultes plus tard !
    Et cette vidéo, je ne sais pas non plus comment a fait la maman pour jouer le jeux. Je n’aurais pas pu, même pour faire avancer la science !

  • Alex

    Merci pour cet article très complet ! Malheureusement, même si on ne pense probablement plus aujourd’hui qu’il ne faut pas donner trop d’attention et d’affection à ses enfants, il n’est pas rare que des parents ne voient pas leur enfant plus de 1h par jour, au coeur de leur rythme metro-boulot-dodo… 😥

  • Miren

    Merci pour cet article très riche. je connaissais la théorie de l’attachement dans les grandes lignes, mais j’en ignorais tous les détails. Cet article est très complet et fourni: une vraie mine de renseignements pour donner confiance à ses enfants 😊

  • Christine

    Merci pour ce bel article ! Ce sont des notions tellement importantes qu’on devrait l’expliquer à chaque parents à la maternité ! Et je suis bien d’accord avec toi : je ne sais pas comment cette maman a pu tenir si longtemps !

  • Caroline

    Merci pour cet article bien détaillé ! C’est fou tous les problèmes psy que l’on peut avoir si on n’a pas eu un lien d’attachement sécure avec au moins un de ses parents. Je n’ai pas l’impression que tous les parents se rendent compte de cela… je vais diffuser l’info 😀

  • samia

    Cet article est passionnant ! On m’a beaucoup répété à la naissance de mon fils qu’il fallait le laisser pleurer de temps en temps, pas forcément tout de suite accourir pour voir ce dont il avait besoin. Mais je n’y arrivais pas, c’était impossible pour moi. ça me déchirait literralement le coeur de le laisser pleurer sans intervenir. On a eu aussi beaucoup de discussion avec le papa à ce sujet. On n’était pas forcément d’accord au début. Mais aujourd’hui on a la même conviction tous les 2, s’il pleure, c’est qu’il a besoin de nous, et que c’est notre rôle de parent de lui apporter ce dont il a besoin.

  • WALID AOUINI

    Ce fut absolument le cas pour mon cousin qui a eu des soucis de santé après sa naissance. Ma tante a vu des spécialistes pour tenter de trouver un traitement pour son bébé jusqu’à ce qu’un médecin avisé lui pose des questions personnelles. Il découvrit alors qu’elle était très prise par son travail et qu’elle confiait son bébé à une nourrice durant la journée. Avec le simple conseil de passer plus de temps avec son bébé en le prenant dans ses bras plus longuement, la santé de l’enfant s’est améliorée de manière radicale. On ne pense pas toujours à ces choses si simples et pourtant tellement essentielles.

    • Jaaem

      Tu as posé le doigt sur quelque chose de très important, le manque de contact chez les bébés peut aussi avoir des conséquences sur la santé physique de l’enfant. Nous sommes des êtres de contact, de toucher, ne l’oublions pas.

  • Sorelle

    Wow, cet article est complet et très fournie, toutes ces informations me seront utiles.
    Je suis une amoureuse des enfants et moi aussi je ne comprends pas comment dans la vidéo cette maman a pu résister aussi longtemps.
    Merci.

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